Lancée en juillet 2015, la nouvelle version de l’application de bouche à oreille « to see or not to see » est disponible depuis le début des festivals d’Avignon 2016. Elle se positionne déjà comme la référence en matière d’aide à la consommation cult
C’est l’histoire d’une idée lancée au départ sur un coin de table et qui prend peu à peu les allures d’une remarquable réussite !
Pierre Beffeyte, producteur de spectacles et directeur d’un théâtre à Avignon voulait mieux connaître les spectateurs « L’idée était de trouver le moyen de pouvoir communiquer avec eux, qu’ils nous laissent leur mail afin qu’on les tienne au courant de la vie des spectacles. On s’est dit, pour cela il faut leur proposer un outil qui répond à leurs besoins ».
« To see or not to see » était né ! A voir ou à ne pas voir…Telle est la question en effet !
Car durant le mois de juillet, Avignon devient le plus grand théâtre du monde ! Plusieurs festival s’y côtoient : le festival d’Avignon, mais aussi le Off, ou, juste de l’autre côté du Rhône, Villeneuve en scène.
En tout près de 1500 spectacles ! « La question du choix des spectacles est fondamentale et la version bêta de l’appli lancée pour le festival 2015 proposait aux internautes d’évaluer les spectacles qu’ils venaient de voir ».
Un développement sur fonds propres
Dans la version 2016, il s’agit de voir plus loin et l’application promet d’améliorer l’expérience du festivalier. « Le festivalier peut créer son festival idéal en renseignant son profil, les dates auxquelles il est sur place, les spectacles qu’il souhaite voir etc », l’application lui concocte ainsi une sorte d’emploi du temps prenant en compte les temps de transport, les itinéraires à emprunter pour se rendre d’un théâtre à l’autre, et bien sûr les critiques des spectacles, provenant d’autres spectateurs, ou de la presse, grâce à un partenariat avec La Provence et France Bleue.
« Pour environ 200 spectacles, il est même possible d’acheter son billet directement via l’application ». S’appuyant sur une dizaine de développeurs, l’entreprise se développe aujourd’hui sur fonds propres.
Près de 300 000 € ont été investis à ce jour, et quatre salariés ont été embauchés à Avignon pour le développement de l’application.
Un modèle économique en évolution
Aucune levée de fonds n’est prévue pour le moment. « Nous savourons le luxe de pouvoir nous développer sereinement et surtout nous avons plusieurs axes de développement possibles, c’est en fonction de la direction que nous allons prendre que nous étudierons une éventuelle levée ». Développement d’une communauté collaborative culturelle, organisation du temps, recommandation de spectacle via le développement d’algorithmes spécifiques et pointus, site de billetterie, ou développement de la technologie en marque blanche pour des collectivités ou des acteurs culturels, les projets sont nombreux et le mois de juillet riche en rencontres et opportunités pour cette jeune start-up très prometteuse…
L’application to see or not to see est disponible sur App store et google play
La start-up « to see or not to see » a rejoint la French Tech Culture Avignon en janvier dernier, quittant Paris pour la capitale du Vaucluse. C’est une parfaite illustration du domaine d’intervention de la French Tech.
« Grâce à la French Tech et à Jean-François Césarini, qui ont une vision et une connaissance pointue du territoire, nous avons pu travailler avec l’université d’Avignon et bénéficier de leurs connaissances et études sur les usages des spectateurs ». C’est leur « accélération » par « The Bridge », l’incubateur de la French Tech Culture qui a aussi permis à “to see or not to see” de raisonner en termes de territoire.
« On s’était focalisé sur Avignon, mais en effet, the « Bridge » nous a incités à créer des esthétisme différents, en allant sur plusieurs territoires et plusieurs festivals afin de créer du flux, ils ont été particulièrement moteurs dans leur approche » analyse Pierre Beyfette.
Aujourd’hui, l’application couvre les festivals d’Avignon (In et Off), Villeneuve en Scène, Les Suds à Arles, Avignon jazz Festival, ou encore le festival Résonnance.

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